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 OUVERTURE CITOYENNE

22/4/2009

Réussir l’Accord de Nouméa, aller le plus loin possible dans le pari sur l’intelligence positive, sortir des vieux clivages qui freinent les hommes et les partis, mobiliser toutes les forces du pays au service de la cohésion sociale : c’est le credo de l’équipe d’« Ouverture citoyenne » regroupée autour de Louis Mapou.

 

Ce n’est pas, ou pas seulement, un regroupement d’indépendantistes plantés comme une lance au flanc de la liste FLNKS de Roch Wamytan. « Ouverture citoyenne » réunit d’abord des membres de la société civile, avec un seul élu en activité, en 7e position, Jean-Pierre Deteix. Les autres, même s’ils sont des figures du monde kanak comme Louis Mapou, Marie-Claude Tjibaou ou Elie Poigoune, même s’ils ont le soutien d’autres figures comme Octave Togna ou Gaston Hmeun, n’ont jamais exercé de mandat électif. Ils viennent, comme Laurent Chatenay, Karen Leveque, Hélèna Fogliani , Sonia Togna ou Patrick Pagatele, de cette frange de la société qui œuvre au quotidien en dehors des circuits de la politique. Ils sont Kanak, Calédoniens de naissance ou d’adoption, directeurs ou infirmières, enseignants ou travailleurs sociaux, et proposent avant toute chose de « construire le pays » en s’engageant dans « la bataille de la cohésion sociale ».
« Le pays, a souligné hier Louis Mapou en présentant sa liste, a besoin d’un engagement très fort de l’ensemble de ses composantes, de volontarisme, d’investissement et d’une responsabilisation toujours plus importante face à l’accroissement des compétences qui vont lui incomber dans la prochaine décennie. »
Pour le directeur de la Sofinor, ex-directeur de l’Adraf, la Calédonie d’aujourd’hui connaît des mutations sociales, économiques et politiques qui imposent de « réussir coûte que coûte » l’Accord de Nouméa. C’est le premier grand défi. « Nous avons le privilège d’avoir l’outil, un outil unique. Nous devons le porter avec fermeté, responsabilité et beaucoup de délicatesse. » Réussir l’Accord, explique-t-il, c’est traiter « toutes les questions que les vingt dernières années ont soulevées », et c’est aussi « sortir des clivages » tels qu’ils existent depuis des décennies.

« Dans l’histoire de notre pays, à des moments de crise, nous avons réussi à nous élever. Nous devons être capables de le refaire. »

Le deuxième grand défi d’« Ouverture citoyenne » concerne la construction de la communauté de destin et de la citoyenneté. Or la communauté de destin, estiment Louis Mapou et ses proches, « peut être prise à contre-pied par les questions sociales » liées aux inégalités toujours fortes de la société calédonienne. « La cohésion sociale, insiste Louis Mapou, est au cœur de la bataille que nous devons engager. Il y a là une véritable préoccupation qui n’est pas assez prise en compte.  On doit se poser la question de la cohérence générale de l’ensemble des politiques publiques. »
Derrière cette question se dessine celle des partenariats à engager. « À quoi sert-il, demande le directeur de la Sofinor, de continuer à cultiver des débats stériles sur qui détient telle ou telle compétence à l’heure où le partenariat est au cœur de la gouvernance. Il nous faut renouveler le partenariat dans la conduite de notre pays. Tant que chacun restera sur des problématiques du passé, on n’arrivera pas à travailler ensemble alors que tout doit nous y amener de façon responsable. »
« Dans l’histoire de notre pays, à des moments de crise, nous avons réussi à nous élever. Nous devons être capables de le refaire, à condition de nous sentir fiers d’appartenir à ce pays. Il mérite qu’on arrête de se regarder le nombril et qu’on le construise, pour redonner envie de croire à l’avenir. »

Extrait de "les noouvelles-calédoniennes" du 21 avril 2009.

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